Ce n'est pas une erreur de ma part d'avoir omis de mentionner les fablabs dans cette réflexion autour de l'artisanat et des nouvelles technologies. Je parle d'un côté de l'expérimentation de l'artisan, de son intégration à un marché stable, doté de hautes valeurs culturelles et de l'autre du designer intégré à une production sérielle qui utiliserait les moyens de l'industrie pour une diffusion de masse des objets avec les qualités de l'artisan pour gagner en valeur traditionnelle.
Ainsi j'aurais pu faire un article sur les fablabs qui sont un moyen de production et de partage très expérimentaux. Cet "outil" de production illustre l'image que je donne du designer comme tremplin entre l'artisan et l'industrie. Comment à partir d'un problème complexe je m'approprie le procédé, comment je le conçois, comment je le diffuse. J'aurais pu creuser l'idée selon laquelle le fablab permet la mise en réseau de l'artisan et de ses productions. Cependant, ici c'est le designer qui est au centre du processus. Je suis parti des qualités de l'artisan pour imager le travail du designer et construire des liens entre ces deux corps de métier, en rapport avec les nouvelles technologies. Je ne cherche pas ici à réfléchir sur ce que le designer est capable de faire. Je préfère me limiter au lien que je lui ai trouvé en fin de réflexion plutôt que de l'élargir, et partir sur un sujet qui est autre.
Fablab et design mériteraient un article (et une réflexion) à part.
Mattéo Sorbelli
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